États-Unis

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J’ai toujours eu l’impression qu’arrivant à un certain âge on devient invisibles, par rapport à nous même et par rapport au reste. Le projet V i v ( r ) e l a V i e ! constitue une série photographique “en cours”, avec des photographies de couples de profil sur un fond de paysage en perspective, et se veut un hommage à toute personne que décide de ne pas être invisible, aux gens qui vivent le moment. Entourés des amis, maris et femmes, familiers, copains et copines…

Viv(r)e la Vie! est une typologie photographique de couples qui se réunissent pour danser. Photographies des couples de profil sur un fond de paysage de conifères représentant le pouvoir de la force vitale, de l’immortalité.

Ces couples d’un certain âge sont des gens peu visibles, qui n’ont pas renoncé pour autant à vivre pleinement. Leur relation étroite est dépeinte à travers les thés dansants organisés dans leur communes. Ces photographies rendent visibles des gens qui ne le sont plus depuis un certain temps et documentent dans le même temps la diversité culturelle entre différentes villes et différents pays.

J’ai commencé la série à Guadalajara, en Espagne, dans l’idée de réaliser de nouvelles séries de 10 couples dans différentes villes du monde. J’ai réalisée la deuxième série de “Viv(r)e la Vie!” dans la ville américaine de Philadelphie, grâce à une résidence offerte par le Philadelphia Art Hotel, la troisième série en Finlande en juin 2012 grâce à une résidence offerte par le Arteles Creative Center et la quatrième série en Philippines en novembre 2012, grâce à une résidence offerte par le programme Balay Kalamragan IAR.

Ce projet voudrait honorer les personnes qui vivent leur vie pleinement, les personnes qui arrivent à un âge mûr, mais restent actives.

Votre mise en scène des couples âgés, déjà remarquée à plusieurs reprises, reste en tous points remarquables. Tant par la direction ferme de vos modèles concentrés que par sa cohérence, tant par le cadrage strict que par le traitement de la couleur, subtile, pastel mais jamais fade, qui transforme le décor en fond peint pour un théâtre du temps plein de tendresse sans mièvrerie. Vous savez travailler sur le fil du rasoir et évitez toujours de tomber du mauvais côté.” Christian Caujolle, le 22 décembre 2011.

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